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Couverture Diderot et le temps

Couverture Le Gout de Diderot

Couverture Fictions de la rencontre : le Roman comique de Scarron

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE L'OEil révolté

Couverture du livre de Richardson Clarisse Harlove, dans l'édition commentée par Stéphane LOJKINE

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Image et subversion

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Brutalité et représentation

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE La Scène de roman

Couverture du livre L’Écran de la représentation

Couverture du livre Détournements de modèles
Vient de paraître, Diderot et le temps, Presses universitaires de Provence, 324 p.

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Brutalité et représentation, L’Harmattan, 2006, 368 p.

La violence fait scène et fait sens ; la brutalité atteint, blesse, effondre, sans discours ni tableau. À la manière des typologies des genres de la représentation, une typologie de la violence est possible : verbale, physique, policière, sociale... La brutalité, elle, n’existe que hors cadre, hors représentation. Le sujet de ce livre pourra donc paraître paradoxal.

Or justement parce qu’elle dénude radicalement la symbolicité des choses, la brutalité constitue la scène primitive de toute représentation : c’est elle qui suscite, qui appelle, une réaction, un récit, une mise en images -- autant de mécanismes de défense propres à rétablir l’intégrité subjective, le lien social que la brutalité a atteints et défaits.

On se propose ici d’étudier comment l’œuvre se déploie à partir du brut, du brutal, comment elle constitue (ou refuse de constituer) les objets et les scènes destinés à figurer le passage de la brutalité à la fiction : impossibles, la scène du viol de Lucrèce, de Clarisse et de Mlle Stangerson ou les scènes d’interrogatoire de Volodine ; plus diffuse, la barbarie sacrée qui hante Barbey ou les Hérodiades de Mallarmé ; décomposée chez Balzac, la muraille de peinture du Chef-d’œuvre inconnu ; et puis, cernant la brutalité comme chose, les épouvantails empalés ou pendus photographiés par Claude Simon, et les effets de « pans » qui hantent, après Proust, René Char et Pierre Michon. Pour qualifier et modéliser ce nouvel ordre, brutal, du symbolique, les récentes théories scientifiques de l’émergence ouvrent une piste : c’est dans l’atteinte intime, où traumatisme personnel et catastrophe historique sont conjoints, que se comprend la culture d’hier et se forge la création d’aujourd’hui.

Ce volume collectif réunit des contributions de : Anne-Lise BLANC, Pierre-Yves BOISSAU, François DUTRAIT, Françoise GAILLARD, Catherine GRALL, Anne-Marie LEFEBVRE, Stéphane LOJKINE, Marie-Thérèse MATHET, Philippe ORTEL, Mireille RAYNAL-ZOUGARI, Arnaud RYKNER, Lionel RUFFEL, Pierre SOUBIAS, Danielle WIECKOWSKI, Jean-Pierre ZUBIATE.