Utpictura18 - Crébillon

Couverture Le Gout de Diderot

Couverture Fictions de la rencontre : le Roman comique de Scarron

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE L'OEil révolté

Couverture du livre de Richardson Clarisse Harlove, dans l'édition commentée par Stéphane LOJKINE

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Image et subversion

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Brutalité et représentation

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE La Scène de roman

Couverture du livre L’Écran de la représentation

Couverture du livre Détournements de modèles

5 octobre 2013 : Exposition Le Goût de Diderot au Musée Fabre à Montpellier

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Pour citer ce texte : Stéphane Lojkine, cours d’agrégation sur les Lettres de la Marquise de Crébillon, année 2010-2011, université de Provence.

Crébillon, Lettres de la Marquise : exercices

Stéphane Lojkine

« Mon goût ne doit pas être bon, il est souvent contraire au vôtre. Vous m’avez fait relire les romans de Crébillon, ce sont les mauvais lieux de la métaphysique ; il n’y a rien de plus dégoûtant, de plus entortillé, de plus précieux et de plus obscène ; est-il possible que quelqu’un qui aime le style de mad. de Sévigné (qui en excepte seulement les tendresses), estime Crébillon et conseille de le lire ? » (Mme du Deffand à Horace Walpole, 30 janvier 1768.)

« Mon goût ne doit pas être bon, il est souvent contraire au vôtre. Vous m’avez fait relire les romans de Crébillon, ce sont les mauvais lieux de la métaphysique ; il n’y a rien de plus dégoûtant, de plus entortillé, de plus précieux et de plus obscène ; est-il possible que quelqu’un qui aime le style de mad. de Sévigné (qui en excepte seulement les tendresses), estime Crébillon et conseille de le lire ? » (Mme du Deffand à Horace Walpole, 30 janvier 1768.)

Dissertations

Dissertation n°1 à rendre pour le 10 novembre 2010

Expliquez et commentez ces propos d’Andrzej Siemek à la lumière de votre lecture des Lettres de la Marquise : « L’auteur manque de substance physique et symbolique. Déjà au point de départ, avant de s’attaquer à l’œuvre, on voit le vide d’où celle-ci émerge. Or, ce vide est une tentation et un piège, car on veut le remplir en interprétant les textes qui, malheureusement, se prêtent assez mal à une interprétation univoque. Il est intéressant de voir comment, aux contradictions d’ordre historique, font pendant des contradictions de lecture ». (Andrzej Siemek, Morale et esthétique dans Crébillon fils, Oxford, SVEC, 1981, p. 15.)

Dissertation n°2 sur table, samedi 13 novembre 2010, 9h-16h, salle D239

Expliquez et commentez ces propos de Jean-Louis Cornille : « En choisissant de ne nous livrer que les seules lettres féminines, Crébillon fils accrédite cette réduction du corps libertin à un simple point d’observation à partir duquel le discours reflue : le correspondant est en entier contenu dans l’adresse qu’il constitue à l’égard de la femme. Il est ce point dans le trajet de la lettre, où celle-ci fait retour sur elle-même, et vient soumettre à la femme le déguisement de ses soupirs. » (J. L. Cornille, La Lettre française, de Crébillon fils à Rousseau, Laclos, Sade, Peeters/Vrin, 2001.)

Dissertation n°3 à rendre pour le 22 décembre

Dans La Convention de l’amour-goût chez Claude Crébillon, Thierry Viart écrit : « Dans les romans de Crébillon, le désir des personnages est toujours médiatisé par le désir d’un tiers, mais la nature mimétique de cette médiation est beaucoup plus souvent implicite que véritablement énoncée. [...]. Les combinatoires triangulaires de la médiation externe, quand le sujet se reconnaît ouvertement le disciple de son modèle, ou celles des multiples figures de la médiation interne, quand le rapprochement du modèle engendre la rivalité des personnages pour l’indivisible objet du désir, sont les données irréductibles de la problématique romanesque de Crébillon. » (SVEC, 1999, p. 172.) Ces réflexions vous paraissent-elles convenir aux Lettres de la Marquise ?

Leçons

Le personnel romanesque

Tragédie et libertinage

La duplicité

Explications de texte

Lettre LXIII, depuis « Traître que vous êtes ! » jusqu’à « me dédommager de ce que vous m’avez fait souffrir. » (p. 202-203)

Lettre LXX, depuis « Il n’est plus temps de se flatter, le moment approche » jusqu’à « Adieu. Je vous perds pour jamais. » (p. 220)

Lettre XLVII, depuis « Je ne vous dis point quels étaient ses mouvements pendant ce beau récit, ils sont inexprimables » jusqu’à « et je me contentai en lui faisant l’adieu le plus méprisant, de prendre congé d’elle pour toujours. » (p. 157-158).

« Eh mon Dieu, dormez, mon pauvre Comte ! » (p. 107) jusqu’à « (On a supprimé ici quelques lettres.) » (p. 108)