Utpictura18 - Diderot

Couverture Le Gout de Diderot

Couverture Fictions de la rencontre : le Roman comique de Scarron

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE L'OEil révolté

Couverture du livre de Richardson Clarisse Harlove, dans l'édition commentée par Stéphane LOJKINE

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Image et subversion

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Brutalité et représentation

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE La Scène de roman

Couverture du livre L’Écran de la représentation

Couverture du livre Détournements de modèles
Documentaire Diderot au Salon : vérité, poésie, magie en ligne sur vimeo

Université d’Aix-Marseille, Site Schumann
1er semestre 2011-2012
mercredi de 9h à 12h : salle C236
Voir le site du département de lettres modernes…
Accéder au cours à distance (CTEL) sur la plateforme Moodle de l’université de Provence

Examens 2e session : écrit le mercredi 13 juin à 8h, salle C236, inscription à l’oral pendant l’écrit.

Vérité, poésie, magie de l’art : les Salons de Diderot

LMDE19 - Littérature et arts - programme 2011

Pastorales et Paysages de Boucher, Salon de 1761

Chardin, Panier de prunes, Salon de 1765



Présentation du cours

En 1759, Diderot, sollicité par son ami Grimm pour la Correspondance littéraire, entreprend de rendre compte, en journaliste, des expositions de peinture organisées par l’Académie royale. Rapidement, l’exercice devient une œuvre, au travers de laquelle Diderot, qui se définit comme poète, s’interroge sur les fondements iconiques de la création.

On se demandera d’abord ce que Diderot entend par « description » et comment la description s’articule à un jugement des œuvres.

On montrera ensuite que l’évaluation de l’œuvre d’art passe par trois grands critères : vérité de la représentation, poésie du sujet, magie de l’art.

À travers eux émerge toute une réflexion sur la scène de la représentation, qui vaut tout aussi bien comme scène de théâtre ou scène de roman.


Ce cours est conçu en complément de l’atelier d’écriture XTLL11M, qui en constitue le versant créatif. Aussi la présence à l’atelier de Sylviane Saugues du mardi est-elle vivement conseillée.

Texte au programme

Diderot, Œuvres, tome IV « Esthétique - Théâtre », Laffont, Bouquins, 1996

Support de cours

Stéphane Lojkine, L’Œil révolté. Les Salons de Diderot, J. Chambon, 2007

Greuze, <i>L’Accordée de village</i>

Greuze, L’Accordée de village



Calendrier des séances

Mercredi 14 septembre 2011. Introduction aux Salons : décrire l’œuvre d’art

Vérité

Mercredi 21 septembre : « Cet homme a tout, excepté la vérité ». Boucher, La Halte, Salon de 1761, p. 205-206

Mercredi 28 septembre : « C’est la chose comme elle a dû se passer ». Greuze, L’Accordée de village, Salon de 1761, p. 232-235

Mercredi 5 octobre : « Voici comme il fallait s’y prendre et comme Greuze s’y serait pris ». Baudouin, La Fille qui reconnaît son enfant à Notre-Dame, Salon de 1765, p. 374-6

Mercredi 12 octobre : « Ce peintre est certainement amoureux de sa femme… ». Greuze, Autre portrait de Mme Greuze, Salon de 1765, p. 386-388.

Poésie

Mercredi 19 octobre. « Il y a là soixante vers à décourager l’homme le mieux appelé à la poésie. » Doyen, Le Combat de Diomède et d’Énée, Salon de 1761, p. 224-226

Mercredi 26 octobre. « Lisez Homère et Virgile, et ne regardez plus de tableaux. » Deshays, La Résurrection de Lazare, Salon de 1763, p. 260-262.

Mercredi 9 novembre. « C’est un fesse-mathieu, un pisse-froid, un morveux dont il n’y a rien à attendre de grand. » Vien, César débarquant à Cadix, Salon de 1767, p. 549-551

Mercredi 16 novembre. « Et voilà la première ligne de la poétique des ruines. » Hubert Robert, Petite, très petite ruine, Salon de 1767, p. 703-705

Chardin, <i>Panier de prunes</i>, Salon de 1765

Fragonard, Corésus et Callirhoé, Salon de 1765

Magie

Mercredi 23 novembre. « Vous revoilà donc, grand magicien, avec vos compositions muettes ! » Chardin, Un panier de prunes, Salon de 1765, p. 348-349

Mercredi 30 novembre. « Il a toute la magie, toute l’intelligence et toute la machine pittoresque » Fragonard, Corésus et Callirhoé, Salon de 1765, p. 423-431

Mercredi 7 décembre. « Mes petites idées sur la couleur » et « Tout ce que j’ai compris de ma vie au clair-obscur », Essais sur la peinture, p. 472-486

Mercredi 14 décembre. « Mais pourquoi y a-t-il si peu d’hommes touchés des charmes de la nature ? » Salon de 1767, La Promenade Vernet, 6e site, p. 617-626

Dissertation

Devoir à rendre pour le 30 novembre 2011.

« Dans la description d’un tableau, j’indique d’abord le sujet ; je passe au principal personnage, de là aux personnages subordonnés dans le même groupe ; aux groupes liés avec le premier, me laissant conduire par leur enchaînement ; aux expressions, aux caractères, aux draperies, au coloris, à la distribution des ombres et des lumières, aux accessoires, enfin à l’impression de l’ensemble. Si je suis un autre ordre, c’est que ma description est mal faite, ou le tableau mal ordonné. » (Diderot, Pensées détachées sur la peinture, 1775-1781, p. 1033)

Expliquez et commentez ces propos de Diderot à la lumière de votre lecture des Salons. Quelle conception de la description révèlent-ils ? Est-ce véritablement la méthode que Diderot a suivie ? Comment différencie-t-il son travail de celui de l’artiste ?