Utpictura18 - Critique et théorie

Couverture Le Gout de Diderot

Couverture Fictions de la rencontre : le Roman comique de Scarron

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE L'OEil révolté

Couverture du livre de Richardson Clarisse Harlove, dans l'édition commentée par Stéphane LOJKINE

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Image et subversion

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Brutalité et représentation

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE La Scène de roman

Couverture du livre L’Écran de la représentation

Couverture du livre Détournements de modèles
5 octobre 2013 : Exposition Le Goût de Diderot au Musée Fabre à Montpellier

Dans la même rubrique « dispositif » : Continuum sensible // Coupure sémiotique // Critique de l’antimodernité : Fahrenheit 451 // Discours // Dispositif // Écran // Embrayeur visuel // Espace restreint // Espace vague // Face à face agonistique // Fiction // Flan de la théorie, théorie du flan // Géométral // Instant prégnant // Intersecteur // L’invention du dispositif : Surveiller et punir // Objet scénique, chose // Performance // Physique de la fiction // Polemics as a World // Scopique // Sémiologie // Sommaire des textes en ligne

Continuum sensible

Stéphane Lojkine

   Le continuum sensible est le système de communication du sens qui, dans la deuxième moitié du dix-huitième siècle, se met en place dans les dispositifs scéniques. Le corps, la chair, le toucher assurent une communication que le regard ni la parole ne peuvent assumer. L’écran devient écran sensible : voile, vêtement, corps interposé, il communique immédiatement le sens à partir du réel, sans la médiation d’un système de signes.


Doyen, Le Miracle des Ardents
La robe blanche de la Parisienne implorant sainte Geneviève réfléchit la lumière et établit le continuum sensible


   Le continuum sensible est une formation de transition entre le dispositif d’écran classique (fondé sur la coupure, l’interposition, l’établissement d’une profondeur géométrale du regard) et les dispositifs indiciels (fondés sur le symptôme, la projection, la cristallisation scopique) qui se mettent en place progressivement à partir du dix-neuvième siècle.