Utpictura18 - Fiction

Couverture Le Gout de Diderot

Couverture Fictions de la rencontre : le Roman comique de Scarron

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE L'OEil révolté

Couverture du livre de Richardson Clarisse Harlove, dans l'édition commentée par Stéphane LOJKINE

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Image et subversion

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Brutalité et représentation

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE La Scène de roman

Couverture du livre L’Écran de la représentation

Couverture du livre Détournements de modèles
5 octobre 2013 : Exposition Le Goût de Diderot au Musée Fabre à Montpellier
Cette page archive les sujets donnés les années passées aux étudiants de littérature comparée de l’université du Mirail.

~  Littérature et brutalité  ~
Stéphane Lojkine

~  Sujets de dissertation (archives)  ~


Dissertation pour le 16 mai 2006 (devoir à la maison) :
Analysant comment la littérature, au tournant du 19e et du 20e siècles, a concentré son énergie à figurer la pensée, Laurent Jenny écrit : « La pensée a entièrement investi le réel et elle ne demande plus qu’à être interprétée. » (La Fin de l’intériorité, PUF, 2002, p. 154.) Expliquez cette formule. L’analyse de Laurent Jenny porte sur la poésie ; pensez-vous qu’elle puisse s’appliquer également aux œuvres romanesques du programme ?


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Devoir à la maison, printemps 2004

Georges Didi-Huberman écrit, dans Images malgré tout (Minuit, 2003, p. 221) :
« Le mythe de Méduse nous rappelle que l’horreur réelle nous est source d’impuissance. Le pouvoir de terreur qu’exerce le bourreau anéantit la victime et pétrifie, rend aveugle ou muet le témoin aux yeux nus. Mais l’horreur reflétée, reconduite, reconstruite comme image peut être source de connaissance, à condition toutefois que l’on engage sa responsabilité dans le dispositif formel de l’image produite. Il y a bien un courage de connaître : c’est le courage d’incorporer dans notre mémoire un savoir qui, reconnu, lève un tabou que l’horreur, toujours paralysante, continue de faire peser sur notre intelligence de l’histoire. »
Expliquez et commentez ces propos à la lumière du Mystère de la chambre jaune, des Démons, de Clarisse.

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Épreuve sur table, mai 2004 :

Lorsque Lizaveta Nikolaïevna s’approche de la maison où Maria Timoféïevna a été assassinée, un cri jaillit de la foule attroupée : « Ça leur suffit pas d’égorger, ils viennent voir ! » (Dostoïevski, Les Démons, III, 3, 3, p. 142).
Dans quelle mesure ce cri et les terribles malentendus qu’il recouvre pointent-ils l’ambiguïté fondamentale de tout dispositif de récit ?
Vous appuierez votre réflexion sur des exemples précis, que vous emprunterez principalement au Mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux, aux Démons de Dotoïevski et à Clarisse de Richardson.

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Devoir à la maison, printemps 2005 :

Décrivant l’activité de l’esprit dans le jeu de dames, Edgar Poe écrit :

« l’analyste entre dans l’esprit de son adversaire, s’identifie avec lui, et souvent découvre d’un seul coup d’œil l’unique moyen -- un moyen quelquefois absurdement simple -- de l’attirer dans une faute ou de le précipiter dans un faux calcul. » (« Double assassinat dans la rue Morgue », Histoires extraordinaires, GF, p. 54.)

Dans quelle mesure peut-on dire qu’une telle activité de l’esprit est constitutive de tout dispositif de récit ?
Vous étaierez votre réflexion sur les œuvres au programme : Le Mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux, Les Démons de Dostoïevski, Clarisse de Richardson.

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Épreuve sur table, 25 mai 2005 :

Dans sa thèse sur la fièvre puerpérale, Céline écrit :

« On n’explique pas tout avec des faits, des idées et des mots. Il y a, en plus, tout ce qu’on ne sait pas et qu’on ne saura jamais » (La Vie et l’œuvre de Philippe Ignace Semmelweis, Denoël et Steele, 1936, p. 621).

Dans quelle mesure cette réflexion peut-elle s’appliquer au fonctionnement même de la littérature ?
Vous étaierez votre réflexion sur les œuvres au programme : Le Mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux, Les Démons de Dostoïevski, Clarisse de Richardson.

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Sujet d’examen, juin 2005

Dans La Violence et le sacré, René Girard écrit :

« Dans de nombreux rituels, le sacrifice se présente de deux façons opposées, tantôt comme une chose très sainte dont on ne saurait s’abstenir sans négligence grave, tantôt au contraire comme une espèce de crime qu’on ne saurait commettre sans s’exposer à des risques également très graves. » (Grasset, poche, p. 9.)

Peut-on considérer le sacrifice, tel que le définit René Girard, comme la matrice narrative de tout récit ?
Vous étaierez votre réflexion sur les œuvres au programme : Le Mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux, Les Démons de Dostoïevski, Clarisse de Richardson.

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Sujet d’examen, septembre 2005

Pour définir le récit, Gérard Genette part d’une définition traditionnelle, qu’il formule ainsi :

« Si l’on accepte, par convention, de s’en tenir au domaine de l’expression littéraire, on définira sans difficulté le récit comme la représentation d’un événement ou d’une suite d’événements, réels ou fictifs, par le moyen du langage, et plus particulièrement du langage écrit. » (G. Genette, « Frontières du récit », Figures II, Seuil, Points, p. 49.)

En quoi cette définition du récit s’oppose-t-elle radicalement à la notion de dispositif de récit ?
Vous étaierez votre réflexion sur les œuvres au programme : Le Mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux, Les Démons de Dostoïevski, Clarisse de Richardson.