Utpictura18 - Fiction

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Couverture Fictions de la rencontre : le Roman comique de Scarron

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE L'OEil révolté

Couverture du livre de Richardson Clarisse Harlove, dans l'édition commentée par Stéphane LOJKINE

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Image et subversion

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Brutalité et représentation

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE La Scène de roman

Couverture du livre L’Écran de la représentation

Couverture du livre Détournements de modèles
5 octobre 2013 : Exposition Le Goût de Diderot au Musée Fabre à Montpellier
Présentation du cours
Plan de cours

La scène de roman, genèse et histoire

Stéphane Lojkine


Sujets de dissertation

Université de Provence, année 2008-2009
LMDA06. Littérature française, 1ère année, 1er semestre
Cours de M. Lojkine, le mardi de 14h à 18h, salle C241. Première séance mardi 23 septembre 2008.


Sujet n°1 :

Philippe Ortel définit ainsi la scène : « La scène excède la représentation en raison de son autonomie. Elle surgit dès que deux actants interagissent sous le regard d’un tiers. L’autonomie de ce dispositif frappe de secondarité la représentation elle-même, car face aux multiples scènes produites par la vie sociale, la mimésis se présente simplement comme un autre niveau d’organisation, plus élaboré sans doute, mais facultatif. » (Philippe Ortel, « Valences dans la scène », La Scène, littérature et arts visuels, dir. M. Th. Mathet, L’Harmattan, 2001, pp. 304-305.)
En quoi cette définition est-elle inattendue, voire problématique, quand il s’agit de la scène de roman ? Vous vous appuierez pour votre démonstration sur des exemples tirés des œuvres au programme.


Sujet n°2 :

Selon Pierre Soubias la nature de toute scène de roman serait double : « Toute scène articule une occasion et un événement, la première relevant de la contrainte collective et déterminant le volant social de la scène, le second relevant de l’aspiration individuelle et déterminant son versant psychologique. Toute scène de roman raconte le choc improbable - et qu’il faut justement rendre vraisemblable - entre ces deux faits d’ordre différent, et c’est cette coïncidence conflictuelle qui motive en profondeur la scène, bien plus que les procédés narratifs de surface qui aménagent la coïncidence. » (Pierre Soubias, « Ouvrir et fermer une scène de roman », La Scène, littérature et arts visuels, dir. M. Th. Mathet, L’Harmattan, 2001, p. 68.)
Vous illustrerez et éventuellement vous discuterez ces affirmations en vous appuyant sur des exemples tirés des œuvres au programme.


Sujet n°3 :

Selon Marie-Thérèse Mathet, il y aurait un paradoxe fondamental de la scène : « La notion de scène repose sur une opposition entre l’attente de celle-ci et son impossibilité puisque la vraie scène n’advient jamais. C’est parce que la révélation que postule la scène est par nature insoutenable qu’elle nécessite un cache. Voilà pourquoi la scène qui nous est montrée renvoie toujours à une autre, à jamais absente. » (Marie-Thérèse Mathet, « Quelque chose en jeu », La Scène, littérature et arts visuels, L’Harmattan, 2001, p. 68.)
Vous reformulerez et vous discuterez ce paradoxe en vous appuyant sur des exemples tirés des œuvres au programme.