Utpictura18

Couverture Diderot et le temps

Couverture Le Gout de Diderot

Couverture Fictions de la rencontre : le Roman comique de Scarron

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE L'OEil révolté

Couverture du livre de Richardson Clarisse Harlove, dans l'édition commentée par Stéphane LOJKINE

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Image et subversion

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Brutalité et représentation

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE La Scène de roman

Couverture du livre L’Écran de la représentation

Couverture du livre Détournements de modèles
Vient de paraître, Diderot et le temps, Presses universitaires de Provence, 324 p.
Adresse complète
à Montpellier
à Aix

This picture is not the one you were looking for ? Please click on the links on the right (darker text) and enlarge your search by author, date, textual source, subject...etc
Médor défend Dardinel mort, Angélique & Médor (Rolfur Venise Valgrisi 1562 ch19)
Médor défend Dardinel mort, Angélique & Médor (Rolfur Venise Valgrisi 1562 ch19) Auteur : Dosso Dossi, Giovanni de Lutero dit (1489-90/1542)

Cette notice fait partie d’une série : Lodovico Ariosto, Orlando furioso, Venise, V. Valgrisi, 1562, con privilegio (pièce ou n° 19 / 46)

Datation : 1562

Source textuelle : Roland furieux, chant 19 (Angélique et Médor)

Sujet de l’image : Fiction, 16e siècle
Dispositif : Composition narrative. Plusieurs épisodes

Objet indexé dans l’image : Inscription

Nature de l’image : Gravure sur bois
Dimensions :  Hauteur 21,4 * Largeur 13,9 cm

Lieu de conservation : Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve, Résac yd 389
Notice n° A0625   (n°1 sur 1) 
Comparaison avec d’autres notices : Médor défend Dardinel, Angélique & Médor (RolFur Franceschi1584 ch19) - G. Porro // Cloridan & Médor ; Guidon & Marphise (Roland furieux Valvassori 1566, ch19) // Médor porte Dardinel (Roland furieux Venise Zatta 1776 ch18) - Novelli

1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
Mentions à l’intérieur de l’image (hors signature et date).
1. Sur la page de droite, argument : « Angelica il ferito giouinetto Sana, e diuien sua sposa, e al Catai vanno. Marfisa al fin col bel drappello eletto Giunge à Laiazzo dopo lungo affanno. Guidon Seluagiio in seruitù distretto Da l’empie Donne, che dominio v’hanno, Combatte con Marfisa, e à l’aer cieco La mena, co i compagni à starsi seco. » Lecture allégorique : « In qvesto decimonono canto, per Medoro, che mosso da debita pietà verso il Signor suo, corse quasi l’vltimo pericolo della sua vita, & al fine trouato da Angelica diuien suo marito, si additan due cose. L’vna, che il ben fare, & il valor vero, non è quasi mai senza il suo premio. L’altra, che da questo essempio si rendono accorti gli amanti, à tener per certo, che l’amore più si faccia per elettione, che per destino; ò almeno, che l’elettione ui si faccia, ma il destino la proponga. »

Analyse de l’image :
        Au chant XVIII, Médor et son compagnon Cloridan, simples soldats du camp d’Agramant, franchissent de nuit les lignes des Chrétiens pour récupérer, sur le champ de bataille, le corps du chef de Médor, Dardinel, tué la veille au combat par Renaud. Ils massacrent au passage de nombreux chrétiens, jusqu’à ce que Zerbin et ses hommes se dressent devant eux (XVIII, 188).    Premier plan :    De gauche à droite, Cloridan (.CLO.) s’enfonce dans les bois pour échapper à Zerbin, croyant que Médor le suit (XVIII, 191). Mais Médor (.ME., au centre), portant sur son dos le corps de Dardinel (DAR), est rejoint par Zerbin, qui est à cheval (ZER., à droite ; XIDX, 6).    Second plan :    À gauche, depuis le bois, Cloridan fait volte-face et décoche ses flèches (CLO, à gauche) contre les Écossais qui s’acharnent contre Médor (XIX, 8 ; la première flèche, ou plutôt une lance, atteint un cavalier de dos à la nuque). Au centre, au-dessus de l’Écossais mortellement blessé, le corps de Dardinel est étendu à terre (DAR.) ; au-dessus de Dardinel, Médor à genoux, au moment où Zerbin allait lui faire grâce, est blessé d’un coup de lance (XIX, 13 ; .ME., qui désigne à la fois le personnage en dessous et au-dessus de l’inscription). Au-dessus de Médor, légèrement plus à droite, un cavalier est atteint en pleine gorge par la seconde flèche de Cloridan (XIX, 9). [Cloridan se découvre alors et meurt bravement l’épée à la main, se laissant tomber aux côtés de Médor. XIX, 15.]    Troisième plan :    Au centre, sont étendus les trois corps de Cloridan, de Dardinel et de Médor (CLO., DAR., .ME. ; XIX, 16). Légèrement à droite, Angélique (.AN.) se penche sur Médor, seul survivant, pour le soigner avec des herbes (XIX, 17 et 20-24). Légèrement à gauche, un berger (PA. pour Pastor) lui vient en aide (XIX, 23). [Médor enterre Dardinel avant de partir.]    Sur la droite, Angélique et Médor à cheval (.ME., .AN.) sont conduits par le berger (PAS.) jusqu’à sa demeure à l’orée de la forêt (XIX, 25-27). Derrière eux, sur un arbre, on lit l’inscription M. A. (Médor et Angélique ; XIX, 36) gravée sur un tronc d’arbre par les amants, par laquelle Roland, en la découvrant, perdra la raison. Au-dessus de l’inscription, on distingue la grotte où s’unissaient les deux amants (XIX, 35).    Quatrième plan :    Au centre, Angélique et Médor franchissent les Pyrénées (XIX, 40) et chevauchent vers Barcelone (M. et A., dirigés vers la gauche). A gauche, alors qu’ils sont arrivés au bord de la mer, un forcené se précipite sur eux (OP., pour OR., Orlando, qui n’est pas nommé à cet endroit du texte, XIX, 42 ; la suite de cet épisode n’est racontée qu’à partir de XXIX, 57 ; la folie de Roland ne commence qu’au chant XXIII).    Cinquième plan :    Changement d’histoire (XIX, 42). À gauche, à la proue du navire de Marphise pris dans la tempête, un feu de saint Elme rassure les voyageurs (XIX, 50).    Au centre, le vaisseau entre dans un port du golfe de Laïas en Syrie, flanqué de deux forteresses (XIX, 54 et 64 ; ce port est Alexandrette, cf. XX, 58). C’est le pays des femmes homicides, qui impose à tout arrivant de triompher de dix hommes au combat et de dix femmes au lit ; s’il refuse, c’est l’esclavage ; s’il perd, c’est la mort ; s’il gagne, il épousera dix femmes et ses compagnons seront libres. Une chaîne referme le port derrière le bateau de Marphise (XIX, 65) qu’une galère escorte jusqu’au quai (XIX, 62).    A droite, l’arène du combat compte quatre portes (XIX, 76). Marphise (M.) se présente à cheval à la porte sud (XIX, 78) pour combattre les dix chevaliers. Le premier d’entre eux, le chevalier noir, reste à l’écart (XIX, 80 ; GUI. à droite, pour Guidon dont le nom n’est révélé qu’au chant XX) puis affronte Marphise à la lance, en combat singulier (.GUI un peu plus haut et plus à gauche ; XIX, 92). Un peu plus bas à droite, aucun des deux combattants ne l’ayant emporté à la tombée de la nuit, Guidon offre à Marphise l’hospitalité chez lui (XIX, 103-104).    [Au chant XX, Guidon raconte l’origine des coutumes de ce pays. Il se révèle être le cousin d’Astolphe et décide de fuir la ville avec Marphise et ses compagnons. Astolphe met en déroute les femmes guerrières grâce à son cor magique. Mais ses compagnons mettent à la voile en l’oubliant au port...]


Sujet de recherche : Iconographie du Roland furieux
Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Paris, Bibliothèque nationale de France
Traitement de l’image : Scanner
Photographie sur papier    Commande n° 2110189 du 22/06/20
Localisation de la reproduction : Montpellier, Inst. de rech. sur la Renaissance l’âge classique & les Lumières
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 31/05/2002
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 09/01/2016
Les notices sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent être reproduites ni faire l’objet de quelque transaction que ce soit sans leur autorisation expresse et écrite.