Utpictura18

Couverture Diderot et le temps

Couverture Le Gout de Diderot

Couverture Fictions de la rencontre : le Roman comique de Scarron

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE L'OEil révolté

Couverture du livre de Richardson Clarisse Harlove, dans l'édition commentée par Stéphane LOJKINE

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Image et subversion

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Brutalité et représentation

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE La Scène de roman

Couverture du livre L’Écran de la représentation

Couverture du livre Détournements de modèles
Vient de paraître, Diderot et le temps, Presses universitaires de Provence, 324 p.
Adresse complète
à Montpellier
à Aix

This picture is not the one you were looking for ? Please click on the links on the right (darker text) and enlarge your search by author, date, textual source, subject...etc
Saint Georges terrassant le dragon (version de Washington) - Raphaël
Saint Georges terrassant le dragon (version de Washington) - Raphaël Auteur : Raphaël, Raffaello Sanzio dit (1483-1520)

Datation : entre 1505 et 1506

Source textuelle : J. de Voragine, La Légende dorée, Saint Georges T. 1, pp. 296-301

Sujet de l’image : Sujet d’histoire sacrée. Saint Georges
Dispositif : Scène (espace vague/espace restreint)

Objets indexés dans l’image :
Cheval / Dragon / La scène a un public / Paysage à l’arrière-plan / Ville, citadelle à l’arrière-plan

Nature de l’image : Peinture sur bois
Dimensions :  Hauteur 28,5 * Largeur 21,5 cm

Lieu de conservation : Washington, National Gallery of Art
Notice n° A0774   (n°1 sur 1) 
Comparaison avec d’autres notices : Saint Georges terrassant le dragon (version du Louvre) - Raphaël // Virtù, 1ère figure (Ripa, 1603) - Chevalier d’Arpin

Analyse de l’image :
       Dans ses représentations de saint Georges, Raphaël est encore tributaire du modèle sémiologique médiéval de la performance : le dragon est l’attribut de saint Georges, il le désigne et l’identifie au moins autant qu’il participe à l’action. Comparer avec les icônes sur le même sujet.    Mais Raphaël installe son saint Georges dans un paysage, avec une profondeur et une perspective. Il place le combat sous le regard de la princesse de Silcha, dont il est l’enjeu. Ce regard tend à transformer la performance chevaleresque de saint Georges en scène picturale.    Dès lors que l’espace de la représentation fonctionne comme espace scénique, il se subdivise en espace vague (le paysage, dans lequel se trouve la princesse) et en espace restreint (le combat). Entre le dragon et la princesse, saint Georges fait écran. Il protège ainsi celle-ci de la vision de l’innommable, de l’horreur du dragon.    Dans la version de Washington, saint Georges est armé d’une lance et la princesse est installée en prières. Le dragon est déjà terrassé. Ces motifs me paraissent plus traditionnels, la lance de tournoi, la prière, le dragon terrassé sont autant de signes statiques articulés en une syntaxe signifiante, caractéristique du type performatif.    Dans la version du Louvre, saint Georges brandit un cimeterre tandis que la princesse tombe en prière, se jette à genoux. Le mouvement est beaucoup plus appuyé, le dragon qui a une lance brisée dans la poitrine tente un dernier assaut contre saint Georges avant de recevoir le coup de grâce. Raphaël dramatise le sujet et l’ordonne autour d’un instant prégnant.

Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Washington, National Gallery of Art
Traitement de l’image : Image Web
    Commande n°     Cliché n°
Localisation de la reproduction : Base de données The Web Gallery of Art
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 29/07/2002
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 09/01/2016
Les notices sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent être reproduites ni faire l’objet de quelque transaction que ce soit sans leur autorisation expresse et écrite.