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Vient de paraître, Diderot et le temps, Presses universitaires de Provence, 324 p.
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à Montpellier
à Aix

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Hercule enfant étouffant des serpents (esquisse de Châlons) - Taraval
Hercule enfant étouffant des serpents (esquisse de Châlons) - Taraval Auteur : Taraval, Jean-Hugues (1729-1785)

Cette notice fait partie d’une série : Paris, Salon de 1767 (pièce ou n° 148 / 243)

Datation : 1767

Sujet de l’image : Sujet mythologique. Hercule enfant
Dispositif : Scène (espace vague/espace restreint)

Objets indexés dans l’image :
Dais / Serpent

Nature de l’image : Peinture sur toile
Dimensions :  Hauteur 64 * Largeur 80 cm

Lieu de conservation : Châlons-sur-Marne, Musée municipal, inv. D 907.1.31

Bibliographie : Diderot et l’art de Boucher à David (cat), 1984, n° 107, p. 358
D Jacquot, S Join-Lambert, L’Apothéose du geste, Hazan, Tours, Strasbourg, 2003, n° 68, p. 190
Notice n° A1150   (n°1 sur 1) 
Comparaison avec d’autres notices : L’enfance d’Hercule - Bertholet Flémal // Hercule enfant étouffant des serpents (version de 1785) - Taraval

1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
2. Vente après décès de l’artiste, 20 mars 1786, lot n°33. Don de l’abbé Joannès au musée en 1866, comme une œuvre de Vien.
3. Dessin, Londres, Galerie Heim, French Drawings. Neo classicism, 1975, n°117 ; Sandoz, 1979, p. 38.
L’oeuvre achevée (323x324) commandée par Louis XVI, exposée au Salon de 1785, est au Louvre, inv. 8089.
Esquisse autrefois attribuée à Taravl à Bayonne, Musée Bonnat, donation Petithory, inv. R. F. 1996-50.

Analyse de l’image :
    Livret du Salon de 1767 :
    « Par M. Taraval, Agréé.
    144. […]
    148. Hercule, enfant, étouffant des Serpens dans son berceau. (Esquisse.) »
   
   Commentaire de Diderot au Salon de 1767 :
    « Hercule enfant, étouffant des serpents, au berceau
    Esquisse.
    On voit à droite, une suivante effrayée. Puis Alcmène et son époux. Celui-ci saisit son enfant et l’enlève de son berceau. Dans le berceau voisin, le jeune Hercule assis, tient par le cou, un serpent de chaque main, et s’efforce des bras, du corps et du visage, de les étouffer. Sur le fond à gauche, au-delà des berceaux, des femmes tremblent pour lui. Tout à fait à gauche, deux autres femmes debout ; celles-ci sont assez tranquilles. De ces deux femmes, celle qu’on voit par le dos, montre le ciel de la main et semble dire à sa compagne :
    « Voilà le fils de Jupiter. » Du même côté, colonnes. Dans l’entrecolonnement, grand rideau qui relevé vers le plafond, vient faire un dais au-dessus des berceaux. Beau sujet, digne d’un Raphaël. Cette esquisse est fortement coloriée, mais sans finesse de tons ; et là-dessus, mon ami, je vous renvoie à mon conte polisson sur les esquisses.
    Je ne dis pas que Taraval vaille mieux que Fragonard, ni Fragonard mieux que Taraval ; mais celui-ci me paraît plus loin de la manière et du mauvais style. La fricassée d’anges de Fragonard est une singerie de Boucher. Outre les dessins dont j’ai parlé, il y en a d’autres de ce dernier artiste, à la sanguine et sur papier bleu, qui sont jolis et d’un bon crayon. Il y a de l’esprit et du caractère ; en général, Fragonard a l’étoffe d’un habile homme, mais il ne l’est pas. Il est fougueux, incorrect, et sa couleur est volatile. Il peut aussi facilement empirer qu’amender, ce que je ne dirais pas de Taraval. Il n’a pas assez regardé les grands maîtres de l’école d’Italie. Il a rapporté de Rome le goût, la négligence et la manière de Boucher, qu’il y avait portés. Mauvais symptôme, mon ami ! Il a conversé avec les apôtres, et il ne s’est pas converti. Il a vu les miracles, et il a persisté dans son endurcissement.
    Il y a quelque temps que j’entrai par curiosité dans les ateliers de nos élèves ; je vous jure qu’il y a des peintres à l’Académie à qui ces enfants-là ne céderaient pas la médaille. Il faut voir ce qu’ils deviendront. Mais vous devriez bien conseiller à ces souverains avec lesquels vous avez l’honneur de correspondre et qui ont à cœur la naissance et le progrès des beaux-arts, dans leur empire, de fonder une école à Paris d’où les élèves passeraient ensuite à une seconde école fondée à Rome. Ce moyen serait bien plus sûr que d’appeler des artistes étrangers qui périssent transplantés, comme des plantes exotiques dans des serres chaudes. » (Bouquins, p. 759)

Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Châlons-sur-Marne, Musée municipal
Traitement de l’image : Scanner
    Commande n°     Cliché n°
Localisation de la reproduction : Collection particulière
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 29/01/2003
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 09/01/2016
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