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M. B épie Pamela en compagnie de Mme Jervis (Pamela 1742, vol. 1) - Hayman
M. B épie Pamela en compagnie de Mme Jervis (Pamela 1742, vol. 1) - Hayman Auteur : Hayman, Francis (1708-1776)
Œuvre signée.
Graveur : Gravelot, Hubert-François Bourgignon dit (1699-1773)

Cette notice fait partie d’une série : Richardson, Pamela or virtue rewarded, 4 vol., Londres, 1742 (pièce ou n° 2 / 29)

Datation : 1742

Source textuelle : Richardson, Pamela (1740) lettre 29 (éd. Œuvres de Prévost 1823, t. 17, pp. 157-160)

Sujet de l’image : Fiction, 18e siècle

Nature de l’image : Gravure sur cuivre
Notice n° A3793   (n°2 sur 29)  Notice précédente  Notice suivante  Toutes les notices 
Comparaison avec d’autres notices : Mr. B épie Pamela en compagnie de Mrs Jervis - Joseph Highmore // Mr. B épie Paméla en compagnie de Mme Jervis (Paméla Leipzig 1750 fig.2) - Brühl // Pamela et Mrs Jervis épiées par Mr B (Pamela 1741)

1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
1. En haut à droite : « Vol. I. p. 123 » En bas à gauche « F. Hayman inv. », à droite « H. Gravelot sculp. »

Analyse de l’image :
     Il y a eu une première scène de ce type à la lettre 25 : Pamela est allée se déshabiller dans la chambre de Mme Jervis. Leur maître, le jeune M. B, s’est dissimulé dans le cabinet attenant à la chambre, pour écouter leur conversation. Mme Jervis sonde Pamela au sujet de M. B et l’engage à rester au service de son maître. Pamela n’a plus que son jupon : « entendant une seconde fois quelque bruit dans le cabinet : Le ciel nous protège ! m’écriai-je ; mais, avant que de faire ma prière, il faut que je regarde dans ce cabinet. J’y allois, ayant mis mes souliers en pantoufle, lorsque, ô chose affreuse ! mon maître sortit du cabinet, ayant sa belle robe de chambre d’un tissu de soie et d’argent. Je fis un cri terrible, et courus dans la ruelle du lit. » (Pp. 123-124.)
    Mais c’est la seconde scène qui est ici représentée (lettre 29) :
    Pamela est bien décidée à quitter le service de M. B et, pour couper court à toute interprétation malveillante ou chantage, elle demande à Mme Jervis de faire avec elle le tri des vêtements qui lui appartiennent en propre et de ceux qu’il serait honnête de rendre. Mme Jervis envoie Pamela dans la chambre à tapisserie verte. « Vous saurez qu’elle avoit averti mon maître à mon insçu de la scène qui alloit se jouer. Il y a dans cette chambre verte, comme on l’appelle, un cabinet avec une porte vitrée, devant laquelle il y a un rideau ; c’est là qu’elle tient les confitures, et d’autres choses semblables. Le dessein de Mme Jervis étoit d’adoucir mon maître en ma faveur, et de l’engager à me faire garder toutes les hardes qu’on m’avoit données. […] Il se cacha donc dans ce cabinet sans que j’en susse rien. Je m’imagine qu’il y entra pendant que j’étois allée appeler madame Jervis ; et elle m’a dit depuis qu’il l’avoit priée de lui permettre de s’y cacher, lorsqu’elle lui dit quelque chose de mon dessein ; sans quoi elle ne m’auroit pas ainsi trompée ; car elle sait que je n’ai que trop de raisons de me souvenir de la dernière aventure du cabinet. » (pp. 158-159) Pamela a divisé les vêtements en trois paquets, ceux donnés par sa défunte maîtresse, ceux donnés par M. B et ceux qu’elle avait apportés en arrivant. Mme Jervis envoie alors Pamela dans sa chambre sous un prétexte futile (chercher sur sa table une lettre qui n’y est pas) mais celle-ci revient trop vite pour ne pas voir M. B sortir de la chambre verte : elle comprend alors que Mme Jervis lui a joué un tour : « Je revins si vîte, car il n’y avoit point de papier sur la table, que je vis justement le dos de mon maître, qui sortoit de la chambre verte, et entroit dans la chambre voisine, dont la porte étoit ouverte. J’entrai promptement, et je fermoi la porte après moi, et la verrouillai. Oh ! madame Jervis, m’écriai-je, quel tour m’avez-vous joué ! » (p. 167).        Sur la gravure, Mr. B semble sortir du cabinet (on distingue la porte vitrée et le rideau), ce qui n’est pas le cas au moment représenté, celui où Pamela montre à Mme Jervis l’un des trois paquets qu’elle a formés, probablement le dernier, le plus humble. Sur le tableau, en haut à droite, on distingue un chien assis et le bras d’un personnage.

Informations sur l’image :
Auteur du cliché :
Traitement de l’image : Image Web
Localisation de la reproduction :
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 25/09/2005
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 09/01/2016
Les notices sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent être reproduites ni faire l’objet de quelque transaction que ce soit sans leur autorisation expresse et écrite.