Utpictura18

Couverture Diderot et le temps

Couverture Le Gout de Diderot

Couverture Fictions de la rencontre : le Roman comique de Scarron

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE L'OEil révolté

Couverture du livre de Richardson Clarisse Harlove, dans l'édition commentée par Stéphane LOJKINE

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Image et subversion

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Brutalité et représentation

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE La Scène de roman

Couverture du livre L’Écran de la représentation

Couverture du livre Détournements de modèles
Vient de paraître, Diderot et le temps, Presses universitaires de Provence, 324 p.
Adresse complète
à Montpellier
à Aix

This picture is not the one you were looking for ? Please click on the links on the right (darker text) and enlarge your search by author, date, textual source, subject...etc
1001 jours. Histoire du roi Quoutbeddin (Cabinet des Fées) - Marillier
1001 jours. Histoire du roi Quoutbeddin (Cabinet des Fées) - Marillier Auteur : Marillier, Clément-Pierre (1740-1808)

Cette notice fait partie d’une série : Marillier, Dessins pour le Cabinet des fées, 2 vol., 1785 (pièce ou n° 50 / 126)

Datation : 1785

Source textuelle : Pétis de Lacroix, Les Mille et un jours, Paris, Vve Ricœur, 1710-12 Histoire du roi Coutbeddin et de la belle Gulroukh

Sujet de l’image : Fiction, 18e siècle

Objet indexé dans l’image : Tête coupée

Nature de l’image : Dessin (lavis)

Lieu de conservation : Paris, Bibliothèque nationale de France, Manuscrits, Fonds Rothschild, Picot 225
Notice n° A7861   (n°1 sur 1) 
Comparaison avec d’autres notices : Le cauchemar de Valcour (Aline &Valcour, 1795) // Persée brandit la tête de Méduse contre Phinée (L Dolce Trasf Venise 1553)

1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
Mentions sur la page en dehors de l’image.
1. Au-dessus de l’image, en haut à gauche, « hist. du roi quoutbeddin. », à droite « tom. 16. 2ème dessein. »
Légende dans le cartouche : « je suis content de toy, que l’on te donne une | robbe d’honneur pour avoir si bien exécuté | mes ordres. »
2. 2ème illustration du volume 16.
Paru initialement dans Les mille et un jours, contes persans traduits en français par Pétis de Lacroix, Paris, Veuve Ricœur, 1710-1712, 5 vol. in-12. L’Histoire du roi Coutbeddin et de la belle Ghulroukh fait partie de l’Histoire de la sultane de Perse et des Vizirs (13e histoire).

Analyse de l’image :
    L’histoire est racontée par le 7e visir en faveur de Nourgehan que le roi Hasikin s’apprête à faire exécuter sur les instances de son épouse. Le 7e visir entend démontrer qu’il ne faut pas se hâter d’un châtiment dont on pourrait se repentir.
   Le dessin illustre le début de l’histoire :
    « Un roi de Syrie appelé Quoutbeddin, avoit un visir qui épousa une cachemirienne, dont il eut une fille d’une beauté ravissante. On la nomma Ghulroukh (1). Le roi en ayant oui parler, la voulut voir par curiosité, & il en fut si charmé, qu’il la fit élever avec soin dans son palais. A mesure qu’elle grandissoit, il [insertion gravure] prenoit de l’amour dans ses yeux, & insensiblement cet amour devint très-violent. Dès que ce prince étoit un moment éloigné d’elle, il soupiroit d’ennui. Enfin il ne pouvoit vivre sans Ghulroukh. Le père & la mère de cette charmante fille avoient aussi pour elle une tendresse extrême. Ils auroient fort souhaité de l’avoir auprès d’eux ; mais la crainte de déplaire au roi les empêchoit de le prier d’y consentir.
    Il arriva un jour que Quoutbeddin fit la débauche avec quelques-uns des béys ; il s’enivra ; & dans son ivresse, il apperçut la jeune Ghulroukh qui badinoit innocemment avec un page. A cette vue, saisi d’une fureur jalouse, il fit venir le bourreau : Va couper la tête à Ghulroukh, lui dit-il, & me l’apporte dans mon appartement.
    L’exécuteur emmena cette innocente victime hors du palais pour la décoler. Il revint quelques heures après chargé d’une tête pâle & sanglante ; & dans cet état, il se présenta devant le roi, qui lui dit : Remporte cette tête, je suis content de toi ; que l’on te donne une robe d’honneur pour avoir si bien exécuté mes ordres.
    Le lendemain matin, ce prince, quand son ivresse fur passée, demandé où étoit Ghulroukh. On lui répondit : Sire, la nuit dernière [148] vous avez ordonné au bourreau de lui trancher la tête. »
   (1) C’est-à-dire, joue de rose. [Note du Cabinet des fées.]
   
   Le roi, désespéré, jeûne et s’apprête à renoncer au trône. Son visir lui révèle alors que ce n’est pas Ghulroukh, mais une condammnée des prisons de la ville qui a été décapitée à sa place. Il lui rend Ghulroukh.

Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Dijon, Amélia Belin, université de Bourgogne
Traitement de l’image : Photographie numérique
Localisation de la reproduction :
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 02/08/2010
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 09/01/2016
Les notices sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent être reproduites ni faire l’objet de quelque transaction que ce soit sans leur autorisation expresse et écrite.