Utpictura18

Couverture Diderot et le temps

Couverture Le Gout de Diderot

Couverture Fictions de la rencontre : le Roman comique de Scarron

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE L'OEil révolté

Couverture du livre de Richardson Clarisse Harlove, dans l'édition commentée par Stéphane LOJKINE

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Image et subversion

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Brutalité et représentation

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE La Scène de roman

Couverture du livre L’Écran de la représentation

Couverture du livre Détournements de modèles
Vient de paraître, Diderot et le temps, Presses universitaires de Provence, 324 p.
Adresse complète
à Montpellier
à Aix

This picture is not the one you were looking for ? Please click on the links on the right (darker text) and enlarge your search by author, date, textual source, subject...etc
Cimon et Miltiade. Le dévouement de Cimon - Rude d’après Devosge
Cimon et Miltiade. Le dévouement de Cimon - Rude d’après Devosge Auteur : Devosge, Anatole (1770-1850)
Graveur : Rude, François (1784-1855)

Cette notice fait partie d’une série : Paris, Salon de 1806 (pièce ou n° 155 / 0)

Datation : 1806

Sources textuelles : Cornelius Népos (vers 100 - vers 25 av. JC) Vitæ excellentium imperatorum, Vie de Cimon, 1er §
Hérodote (484-425 av JC) Livre VI, chap. 134-136, Pléiade p. 456-457

Sujet de l’image : Sujet historique. Cimon (510-450 av. JC)

Nature de l’image : Dessin au crayon
Dimensions :  Hauteur 54 * Largeur 72 cm

Lieu de conservation : Dijon, Musée des beaux-arts
Notice n° A9580   (n°1 sur 1) 
Comparaison avec d’autres notices : Les funérailles de Miltiade, dit aussi Le dévouement de Cimon - Peyron

1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
3. Le Salon de 1806 présentait un 2e tableau sur le même sujet, La Délivrance de Cimon, par Lordon

Analyse de l’image :
     « Miltiade, après avoir sauvé la liberté de la Grèce à Marathon où sous ses ordres dix mille Grecs défirent l’armée innombrable des Perses, fut chargé de poursuivre les avantages de cette victoire, et de s’emparer des îles qui avaient donné des secours aux ennemis. Plusieurs d’entre elles furent soumises par les armes, et il allait s’emparer de l’île de Paros, quand, sur un faux avis qu’on lui donna de l’arrivée de la flotte des Perses, il crut qu’il était prudent d’abandonner l’entreprise et de retourner à Athènes. Il avait été bessé dangereusement dans cette expédition, et à son arrivée, il ne put se montrer publiquement. Ses envieux profitèrent de cette circonstance, et l’accusèret d’avoir trahi les intérêts communs et de s’être vendu au Grand Roi. Malgré l’impossibilité de fournir des preuves d’un pareil crime, le peuple, par une horrible injustice, le condamna au supplice réservé aux plus grands criminels. Les amis de Miltiade s’employèrent pour adoucir la rigeur du jugement, et le firent commuer en une amende de 50 talents, que le Héros athénien était loin de pouvoir payer. Comme débiteur du fisc, il fut jeté dans une prisn où il mourut peu de temps après, des suites de sa blessure. Par une loi de la république, les restes de l’homme mort insolvable devaient être privés de la sépulture ; mais Miltiade laissait un fils digne de lui : Cimon, devenu si fameux depuis par les victoires qu’il remporta sur les Perses, demanda aux magistrats et obtint la permission de prendre la place de son père dans la prison, afin de pouvoir faire inhumer sa dépouille. Ce trait touchant de piété filiale paraît n’avoir fait aucune impression sur les Athéniens ; car Cimon, après avoir langui quelques temps dans les fers, ne recouvra sa liberté qu’en mariant sa sœur Elphinie à Callias, qui paya pour lui les 50 talents que devait Miltiade. On doit remarquer que Cimon fut, comme son père, victime de l’ingratitude de ses concitoyens qui le bannirent d’Athènes malgré les grands services qu’il leur avait rendus. » (Charles-Paul Landon, commentaire du tableau d’Anatole Devosge, Dévouement de Cimon, fils de Miltiade, présenté au Salon de 1806, n°155, dans les Annales du musée et de l’école moderne des beaux-arts, tome XII, 1815, p. 117-118.).
   
   L’histoire est prise de la Vie de Cimon par Cornelius Nepos, qui brode à partir d’Hérodote. Elle n’est pas dans la Vie de Cimon de Plutarque.
   
    « La première jeunesse de Cimon l’Athénien, fils de Miltiade, fut extrêmement dure ; son père n’ayant pu payer l’amende à laquelle le peuple l’avait condamné, et étant mort en prison, il y fut détenu lui-même, et les lois ne permettaient pas qu’il recouvrât sa liberté avant d’avoir acquitté cette amende. Il avait épousé sa soeur, nommée Elpinicé, suivant en cela sa propre inclination autant que l’usage du pays ; car il est permis aux Athéniens d’épouser leur sœur de père. Un certain Callias, qui s’était enrichi dans les mines et qui avait moins de naissance que d’argent, désirant posséder Elpinicé, proposa à Cimon de payer pour lui, s’il voulait la lui céder pour épouse. Cimon rejetant cette offre avec mépris, Elpinicé protesta qu’elle ne laisserait point éteindre dans les fers la race de Miltiade, alors qu’elle pouvait l’empêcher, et qu’elle s’unirait à Callias, s’il remplissait sa promesse. » (Cornélius Népos, Vies des grands capitaines, Vie de Cimon, §1.)

Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Dijon, Musée des beaux-arts
Traitement de l’image : Image Web
Localisation de la reproduction :
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 10/08/2012
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 30/09/2017
Les notices sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent être reproduites ni faire l’objet de quelque transaction que ce soit sans leur autorisation expresse et écrite.