Utpictura18

Couverture Diderot et le temps

Couverture Le Gout de Diderot

Couverture Fictions de la rencontre : le Roman comique de Scarron

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE L'OEil révolté

Couverture du livre de Richardson Clarisse Harlove, dans l'édition commentée par Stéphane LOJKINE

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Image et subversion

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Brutalité et représentation

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE La Scène de roman

Couverture du livre L’Écran de la représentation

Couverture du livre Détournements de modèles
Vient de paraître, Diderot et le temps, Presses universitaires de Provence, 324 p.
Adresse complète
à Montpellier
à Aix

This picture is not the one you were looking for ? Please click on the links on the right (darker text) and enlarge your search by author, date, textual source, subject...etc
Le vieillard et ses enfants (La Fontaine, Desaint et Saillant, 1755) - Oudry
Le vieillard et ses enfants (La Fontaine, Desaint et Saillant, 1755) - Oudry Auteur : Oudry, Jean Baptiste (1686-1755)
Œuvre signée.
Graveur : Lemire, Noël (1724-1809)

Cette notice fait partie d’une série : La Fontaine, Fables choisies, grav d’Oudry, Paris, Desaint & Saillant, 1755-1759 (pièce ou n° 90 / 274)

Datation : 1755

Source textuelle : La Fontaine, Fables (1668-1692) Livre IV, Fable 18, Pléiade p. 165

Sujet de l’image : Fiction, 17e siècle

Nature de l’image : Gravure sur cuivre

Lieu de conservation : Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve, Rés YE 114, Tome II, livre 4, Fable 78
Notice n° B2010   (n°1 sur 1) 
Comparaison avec d’autres notices : Le vieillard et ses enfants (Fables de La Fontaine, Barbin, 1668) - Chauveau // Scilurus, roi des Scythes - Hallé // Le vieillard & ses enfants, 2e pl. (La Fontaine, Desaint&Saillant, 1755) - Oudry

1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
Mentions sur la page en dehors de l’image.
1. Signé sous l’image à gauche « J. B. Oudry inv. », à droite « Noël Le Mire Sculp. »
Légende dans le cartouche, « LE VIELLARD ET SES ENFANS. Fable LXXVIII. »
2. Fables choisies mises en vers…, tome second.

Analyse de l’image :
    Toute puissance est faible, à moins que d’être unie :
   Ecoutez là-dessus l’esclave de Phrygie.
   Si j’ajoute du mien à son invention,
   C’est pour peindre nos mœurs, et non point par envie ;
   Je suis trop au-dessous de cette ambition.
   Phèdre enchérit  souvent par un motif de gloire ;
   Pour moi, de tels pensers me seraient malséants.
   Mais venons à la fable, ou plutôt à l’histoire
   De celui qui tâcha d’unir tous ses Enfants.
   Un Vieillard prêt d’aller où la mort l’appelait :
   Mes chers enfants, dit-il (à ses Fils il parlait),
   Voyez si vous romprez ces dards liés ensemble ;
   Je vous expliquerai le nœud qui les assemble.
   L’Aîné les ayant pris et fait tous ses efforts,
Les rendit, en disant : Je le donne aux plus forts.
Un second lui succède, et se met en posture,
Mais en vain. Un Cadet tente aussi l’aventure.
Tous perdirent leur temps, le faisceau résista :
   De ces dards joints ensemble un seul ne s’éclata.
   Faibles gens ! dit le père, il faut que je vous montre
   Ce que ma force peut en semblable rencontre.
   On crut qu’il se moquait, on sourit, mais à tort.
   Il sépare les dards, et les rompt sans effort.
   Vous voyez, reprit-il, l’effet de la concorde.
   Soyez joints, mes Enfants, que l’amour vous accorde.
   Tant que dura son mal, il n’eut autre discours.
   Enfin, se sentant prêt de terminer ses jours :
   Mes chers Enfants, dit-il, je vais où sont nos pères.
   Adieu, promettez-moi de vivre comme Frères ;
   Que j’obtienne de vous cette grâce en mourant.
   Chacun de ses trois Fils l’en assure en pleurant.
   Il prend à tous les mains ; il meurt ; et les trois Frères
   Trouvent un bien fort grand, mais fort mêlé d’affaires.
   Un Créancier saisit, un Voisin fait procès :
   D’abord notre trio s’en tire avec succès.
   Leur amitié fut courte,  autant qu’elle était rare.
   Le sang les avait joints, l’intérêt les sépare.
   L’ambition, l’envie, avec les Consultants,
   Dans la succession entrent en même temps.
   On en vient au partage, on conteste, on chicane.
   Le Juge sur cent points tour à tour les condamne.
   Créanciers et Voisins reviennent aussitôt ;
   Ceux-là sur une erreur, ceux-ci sur un défaut.
   Les Frères désunis sont tous d’avis contraire ;
   L’un veut s’accommoder, l’’autre n’en veut rien faire.
   Tous perdirent leur bien, et voulurent trop tard
   Profiter de ces dards unis et pris à part.

Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Traitement de l’image : Image Web
Localisation de la reproduction : http://gallica.bnf.fr
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 06/08/2014
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 29/05/2016
Les notices sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent être reproduites ni faire l’objet de quelque transaction que ce soit sans leur autorisation expresse et écrite.