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Couverture Le Gout de Diderot

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Couverture du livre de Richardson Clarisse Harlove, dans l'édition commentée par Stéphane LOJKINE

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Image et subversion

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Brutalité et représentation

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE La Scène de roman

Couverture du livre L’Écran de la représentation

Couverture du livre Détournements de modèles
Vient de paraître, Diderot et le temps, Presses universitaires de Provence, 324 p.
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à Montpellier
à Aix

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Opération de la casse (Encyclopédie, t24, Imprimerie en lettres, Pl1)
Opération de la casse  (Encyclopédie, t24, Imprimerie en lettres, Pl1) Auteur : Goussier, Louis-Jacques (1722-1799), dessinateur et encyclopédiste
Graveur : Benard, graveur pour l’Encyclopédie, XVIIIe siècle

Cette notice fait partie d’une série : Recueil de planches sur les sciences, les arts libéraux… (Encyclopédie Diderot) (pièce ou n° 21 / 26)

Datation : 1769

Sujet de l’image : Histoire des sciences, mécanique

Nature de l’image : Gravure sur cuivre
Notice n° B3353   (n°1 sur 1) 
1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
1. Signé sous la gravure à gauche « Goußier Del. », à droite « Benard Fecit ».

Analyse de l’image :
    LA Vignette représente l’intérieur d’une chambre, dans laquelle sont les casses, &plusieurs compositeurs occupés à composer. Cette chambre communique à une seconde piece dans laquelle sont les presses, elle sera représentée dans une des planches suivantes. On voit dans le fond du tableau la porte qui communique à cet attelier, & différentes tablettes sur lesquelles sont placés les casseaux des différents caracteres dont une Imprimerie doit être assortie. Au-dessous de ces tablettes sont des armoires qui contiennent des paquets de lettre, vignettes, & les différentes garnitures & ustensiles dont l’Imprimerie doit être fournie. On voit aussi près le plancher les différentes cordes sur lesquelles on étend le papier imprimé pour le faire sécher.
   Fig. 1. Compositeur qui place dans le composteur qu’il tient de la main gauche, une lettre qu’il a levée de la main droite ; il paroît fixer la vue sur la copie qui est tenue sur le visorion par le mordant qui l’embrasse.
   2. Autre compositeur qui transporte la ligne justifiée de son composteur dans la galée, qui est placée sur les petites capitales de sa casse.
   3. Autre ouvrier, qui après avoir imposé deux pages in-folio dans le chassis, les taque avec le taquoir qu’il tient de la main gauche, pour abaisser toutes les lettres également. Il frappe sur le taquoir, qui est un quarré de bois, avec l’extrémité du manche du marteau qu’il tient de la main droite. Le marbre ou pierre très-unie sur laquelle il impose, est porté par une espece de table (pié du marbre) dans laquelle sont pratiqués différens tiroirs qui contiennent les choses qui sont à son usage. Près d’un des angles de cette espece d’armoire on voit un chassis in folio, & de l’autre côté un chassis sans traverse (barre), que l’on nomme Ramette, dans lequel on impose les affiches & autres ouvrages qui ne sont point divisés en pages.
   Bas de la Planche.
   4. Contenant sept objets. a quadratin servant à remplir le blanc des lignes vu du côté du cran, que l’on tourne en-dessous, de même qu’à toutes les autres pieces, en le plaçant dans le composteur ; sa longueur dans le sens du cran est égale à l’épaisseur, ensorte que la base est un quarré parfait. b la lettre S du mot Salut, qui fait partie de la troisieme ligne de l’exemple fig. 6. au bas de la Planche. On voit que la lettre qui a 10 lignes & demie de hauteur, est plus élevée que toutes les autres pieces d’environ 2 lignes & demie: les quadrats, quadratins & espaces n’ayant qu’environ 8 lignes de hauteur ; le cran qui est près le pié de la lettre se place en-dessous dans le composteur, comme on voit dans la figure suivante. c quadrats servant aussi à remplir le blanc des lignes ; sa longueur dans le sens du cran est double de celle du quadratin, ou double de son épaisseur, le cran n’occupe que la moitié de la longueur de cette piece. Il y a des quadrats dont la longueur porte 3, 4, 5, & 6 fois l’épaisseur du corps. d demi-quadratin dont la longueur dans le sens du cran est la moitié de celle du quadratin a, c’est-à-dire, égale à la moitié de l’épaisseur du caractere. e espace dont l’épaisseur n’est que la moitié de celle du demi-quadratin. f espace moyenne. g espace fine, servant les unes & les autres à séparer les mots & à justifier les lignes ; pour la facilité de la justification, on a encore des espaces moyennes entre celles représentées dans la figure, & de plus minces, que celle représentée par la lettre g, ensorte que chaque corps a cinq ou six sortes d’espaces.
   5. Composteur dans lequel on voit une partie de la troisieme ligne de l’exemple qui est au-dessous. a quadratin. b la lettre S qui commence le mot de Salut. e espace qui sépare le mot Salut du mot aux, après lequel est une autre espace pour séparer le mot Armes. f la lettre A le cran tourné en-dessous cette lettre doit être approchée de l’espace e, & être suivie des lettres rmes, qui complettent le mot Armes, d’un point, & du nombre de demi-quadratins & espaces fines, moyennes, ou grosses, nécessaires pour remplir entiérement le composteur ; en cet état la ligne est justifiée comme on le voit dans la troisieme ligne 3, 3 de la figure suivante.
   6. Représentation d’une partie de forme de caractere de gros canon romain & italique en perspective, où on voit distinctement la partie en relief de chaque lettre, partie qui reçoit l’encre & la rend sur le papier: on a placé ici cet exemple pour qu’il se rencontrât vis-à-vis de l’épreuve des caracteres qui ont servi de modèle à ce dessein, & à imprimer l’épreuve qui est au verso du dernier feuillet de cette explication, pour que le lecteur pût voir en même tems & la forme & l’épreuve qui semble naître de ce dessein en ouvrant le livre. La premiere ligne contient ces mots Gloire à DIEU. Le G qui commence le premier mot est une lettre d’un des corps des capitales destinés aux affiches, &c. nommé petites de fonte ; les suivantes sont des petites capitales du corps de gros canon romain ; à est du bas de casse romain, & est séparé du mot précédent par une espace grosse & une fine, & du mot suivant DIEU, qui est de grandes capitales, par une grosse espace ; un demi-quadratin complette la ligne & lui sert de justification. Comme l’épaisseur du G est plus grande que celle du corps dont on s’est servi pour composer cet exemple, on a ajouté au-dessus de la ligne une ligne de quadrats du corps de saint-augustin, ce qui avec l’épaisseur du corps de l’exemple, forme l’épaisseur de la lettre de petites de sonte. La seconde ligne contient ces mots Honneur au roi, en lettres italiques ; la ligne commence par un quadratin & une fine espace, qui n’a été ajoutée que pour que l’oeil de la lettre G répondît verticalement au-dessus de l’oeil de la lettre H ; cette lettre H portant avant l’oeil un blanc qui l’auroit fait paroître enfoncée dans la ligne, si l’on n’eût employé cette espace. Suit la lettre H qui est crénée. On entend par lettre crenée une lettre dont une partie est en faillie sur la lettre suivante ; tel est le haut du second jambage de la lettre H qui semble anticiper sur le corps de la lettre o, ce que l’on fait ainsi pour que les lettres s’approchent davantage & pour éviter un blanc entre deux lettres d’un même mot, ce qui le couperoit & sembleroit en faire deux mots séparés, comme on le peut voir dans les deux exemples suivans, Honneur, H onneur. Dans le premier la lettre H est crenée, & dans le second elle ne l’est pas ; ainsi on apperçoit dans ce dernier exemple que la lettre H est trop éloignée du reste du mot dont elle est le commencement. Pour fondre les lettres crenées on se sert du même moule & de la même matrice que pour les fondre non crenées ; il suffit pour cela d’écarter le registre E fig. 3.Pl. II. de la Fonderie des caracteres, ou le registre de l’autre moitié du moule, fig. 2. même Planche, ensorte que les blancs C du moule recouvrent l’empreinte de la matrice M autant que l’on veut que la lettre crenée porte sa saillie au-dehors de son corps prismatique ; le moule en cet état, la lettre fondue sera ce que l’on appelle crenée, & pourra porter son empreinte sur le papier plus près de celle de la lettre suivante, que si elle étoit fondue plus épaisse, ce que l’auteur de ces explications avoit négligé d’observer en composant l’art de la Fonderie des caracteres.
   Le mot Honneur est séparé du mot au par une grosse espace, & celui-ci l’est de même du mot ROI, qui est de grandes capitales ; la justification de la ligne est faite par un quadrat ; la lettre I qui termine cette ligne est aussi une lettre crenée.
   La troisieme ligne contient les mots Salut aux Armes en caractere romain, la ligne commence comme la précédente par un quadratin & une fine espace ; suit l’S qui est capitale, & les lettres alut qui sont du bas de casse romain, ce mot est séparé du suivant aux par une grosse espace. Une semblable sépare le mot suivant Armes, dont la premiere lettre est de grandes capitales & les suivantes rmes de petites ; enfin après le point la justification de la ligne est faite par deux fines espaces & un demi-quadratin ; on voit distinctement dans cette figure la hauteur du caractere & les biseaux qui sont au bas de la lettre ; le cran de toutes ces pieces est tourné du côté de la ligne supérieure.

Informations sur l’image :
Auteur du cliché :
Traitement de l’image : Scanner
Localisation de la reproduction : Collection particulière (Cachan)
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 08/03/2016
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 20/03/2016
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