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Frontispice (Zayde. A Spanish History, or, Romance, Londres, 1678)
Frontispice (Zayde. A Spanish History, or, Romance, Londres, 1678)
Datation : 1678

Sujet de l’image : Fiction, 17e siècle

Nature de l’image : Gravure sur cuivre

Lieu de conservation : Oxford, Bibliothèque bodléienne, 014795377
Notice n° B6370   (n°2 sur 66)  Notice précédente  Notice suivante  Toutes les notices 
1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
2. ZAYDE. | A | Spanish History, | OR, | ROMANCE. | Originally Written in French. | [Trait long] | By Monsieur Segray. | [Trait long] | Done into Englisk by P. Porter, Esq; | [Trait long] | The First Part. | London, Printed for William Cademan, at the | Popes-Head in the Lower Walk of the New- | Exchange in the Strand, 1678.
La gravure disparaît dans la deuxième édition corrigée de 1690.

Analyse de l’image :
    Consalve qui se promène sur la plage trouve Zaïde rejetée évanouie sur le rivage près son naufrage. Avec l’aide d’Alphonse, chez qui il séjourne, il la transporte au logis pour la secourir. Cette scène de première vue déclenche sa passion.
   
    « Sur la fin de l’automne que les vents commencent à rendre la mer redoutable, il s’alla promener plus matin que de coutume. Il y avait eu pendant la nuit une tempête épouvantable, et la mer, qui était encore agitée, entretenait agréablement sa rêverie. Il considéra quelque temps l’inconstance de cet élément, avec les mêmes réflexions qu’il avait accoutumé de faire sur sa fortune ; ensuite il jeta les yeux sur le rivage ; il vit plusieurs marques du débris d’une chaloupe, et il regarda s’il ne verrait personne qui fût encore en état de recevoir du secours. Le soleil, qui se levait ; fit briller à ses yeux quelque chose d’éclatant qu’il ne put distinguer d’abord et qui lui donna seulement la curiosité de s’en approcher. Il tourna ses pas vers ce qu’il voyait et ; en s’approchant, il connut que c’était une femme magnifiquement habillée, étendue sur le sable et qui semblait y avoir été jetée par la tempête ; elle était tournée d’une sorte qu’il ne pouvait voir son visage. Il la releva pour juger si elle était morte, mais quel fut son étonnement quand il vit, au travers des horreurs de la mort la plus grande beauté qu’il eût jamais vue ! Cette beauté augmenta sa compassion et lui fit désirer que cette personne fût encore en état d’être secourue. Dans ce moment, Alphonse, qui l’avait suivi par hasard, s’approcha et lui aida à secourir. Leur peine ne fut pas inutile, ils virent qu’elle n’était pas morte, mais ils jugèrent qu’elle avait besoin d’un plus grand secours que celui qu’ils lui pouvaient donner en ce lieu. Comme ils étaient assez proches de leur demeure, ils se résolurent de l’y porter.Sur la fin de l’automne que les vents commencent à rendre la mer redoutable, il s’alla promener plus matin que de coutume. Il y avait eu pendant la nuit une tempête épouvantable, et la mer, qui était encore agitée, entretenait agréablement sa rêverie. Il considéra quelque temps l’inconstance de cet élément, avec les mêmes réflexions qu’il avait accoutumé de faire sur sa fortune ; ensuite il jeta les yeux sur le rivage ; il vit plusieurs marques du débris d’une chaloupe, et il regarda s’il ne verrait personne qui fût encore en état de recevoir du secours. Le soleil, qui se levait ; fit briller à ses yeux quelque chose d’éclatant qu’il ne put distinguer d’abord et qui lui donna seulement la curiosité de s’en approcher. Il tourna ses pas vers ce qu’il voyait et ; en s’approchant, il connut que c’était une femme magnifiquement habillée, étendue sur le sable et qui semblait y avoir été jetée par la tempête ; elle était tournée d’une sorte qu’il ne pouvait voir son visage. Il la releva pour juger si elle était morte, mais quel fut son étonnement quand il vit, au travers des horreurs de la mort la plus grande beauté qu’il eût jamais vue ! Cette beauté augmenta sa compassion et lui fit désirer que cette personne fût encore en état d’être secourue. Dans ce moment, Alphonse, qui l’avait suivi par hasard, s’approcha et lui aida à secourir. Leur peine ne fut pas inutile, ils virent qu’elle n’était pas morte, mais ils jugèrent qu’elle avait besoin d’un plus grand secours que celui qu’ils lui pouvaient donner en ce lieu. Comme ils étaient assez proches de leur demeure, ils se résolurent de l’y porter. »

Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Oxford, Bibliothèque bodléienne
Traitement de l’image : Image Web
Localisation de la reproduction :
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 23/03/2019
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 23/03/2019
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