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Roland renverse Manilard et met en fuite les alliés d’Agramant (Cycle d’Effiat)
Roland renverse Manilard et met en fuite les alliés d’Agramant (Cycle d’Effiat)
Cette notice fait partie d’une série : Cycle du château d’Effiat sur le Roland furieux (Riom, Auvergne, 1625-1632) (pièce ou n° 2 / 12)

Datation : entre 1625 et 1632

Source textuelle : Roland furieux, chant 12 (le château-vortex d’Atlant ; Roland trouve Isabelle) str. 84

Sujet de l’image : Fiction, 16e siècle

Nature de l’image : Peinture sur toile
Dimensions :  Hauteur 200 * Largeur 295 cm

Lieu de conservation : Clermont-Ferrand, Musée d’Art Roger-Quilliot, 52.5.4, inv. 3185
Notice n° B6812   (n°2 sur 15)  Notice précédente  Notice suivante  Toutes les notices 
Comparaison avec d’autres notices : Virtù, 1ère figure (Ripa, 1603) - Chevalier d’Arpin

1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
3. Je propose de considérer ce tableau comme le deuxième du cycle. Après avoir présenté Angélique, le cycle nous présente Roland. Roland est représenté dans toute sa gloire et son efficacité de paladin. Il porte toutes ses armes et combat avec elles contre de vrais ennemis.
Le combat de Roland contre Alzird, où le camp chrétien semble l’emporter, a pour pendant, à la fin du cycle, le combat de Zerbin contre Mandricard, où c’est le camp d’Agramant qui l’emporte, à la fois par la force (Mandricard est supérieur à Zerbin au combat) et par la noblesse (Mandricard accepte de se retirer à la prière d’Isabelle). Le cycle est d’inspiration humaniste : les valeurs humaines sont universelles, il faut savoir les chercher et les reconnaître dans l’« autre » camp.

Analyse de l’image :
     C’est le printemps. Agramant rassemble ses troupes aux portes de Paris. Alzird, roi de Trémisène et Manilard, roi de Noricie, traversent la forêt avec leurs soldats pour rejoindre leur suzerain. Ils rencontrent pas hasard Roland, qui lui est à la recherche d’Angélique.
    Roland tue d’abord Alzird. Sensuit un combat acharné au cours duquel les Sarrasins tentent en vain de venger leur jeune chef. Finalement, Roland renverse Manilard (sans le tuer) mettant en déroute toute la troupe :
   
    « Comme son épée nue se trouvait toujours prête,
   il frappa Manilard, lorsque passa ce roi,
   que la Fortune aida, puisque le fer cruel,
   en s’battant tourna dans la main de Roland
   (on ne peut chaque fois bien ajuster le coup) ;
   mais il le fit pourtant culbuter de sa selle.
    Lorsqu’étourdi ce roi culbute d el’arçon,
   Roland pour le revoir ne se retourne pas,
   car il en coupe, en trnache, en fend et en tue d’autres,
   si bien que chacun croit l’avoir sur ses talons.
   De même que dans l’air, où ils ont tant de place,
   les étourneaux fuient loin d el’émouchet hardi,
   ainsi dans cette troupe à présent déconfite
   l’un tombe, l’autre fuit, un autre se tapit. »
   
    On ne représente en principe jamais l’adversaire en dessous du cavalier, mais face à lui, même lorsqu’il est à terre, même lorsqu’il s’agit d’un ennemi abject (ce qui n’est d’ailleurs pas le cas ici). Le combat chevaleresque est toujours un face à face. Les représentations verticales sont réservées à Saint Georges ou à Bellérophon, terrassant un dragon, une bête, non un homme. Ici, n’est-ce pas déjà la bestialité de Roland qu’il s’agit d’exhiber ?

Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Clermont-Ferrand, Musée d’Art Roger-Quilliot
Traitement de l’image : Image Web
Localisation de la reproduction :
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 04/07/2019
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 26/11/2019
Les notices sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent être reproduites ni faire l’objet de quelque transaction que ce soit sans leur autorisation expresse et écrite.