Utpictura18

Couverture Diderot et le temps

Couverture Le Gout de Diderot

Couverture Fictions de la rencontre : le Roman comique de Scarron

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE L'OEil révolté

Couverture du livre de Richardson Clarisse Harlove, dans l'édition commentée par Stéphane LOJKINE

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Image et subversion

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Brutalité et représentation

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE La Scène de roman

Couverture du livre L’Écran de la représentation

Couverture du livre Détournements de modèles
Vient de paraître, Diderot et le temps, Presses universitaires de Provence, 324 p.

Dans la même rubrique « diderot » : Bibliographie // Diderot, Dissertations // Diderot, la temporalité // Diderot, le corps // Diderot, les premières années // Diderot, une pensée par l’image // Discours sur la poésie dramatique // Encyclopédie // Essai sur les règnes de Claude et de Néron // Jacques le Fataliste // La Lettre sur les sourds // Le Fils naturel (1) // Le Fils naturel (2) // Le Neveu de Rameau // Le Rêve de D’Alembert (1) // Le Rêve de D’Alembert (2) // Le Rêve de D’Alembert (3) // Lettre sur les aveugles // Paradoxe sur le comédien // Programme LMDE19, sept. 2011 // Salons, Essais sur la peinture // Salons, la description // Salons, la Jambe d’Hersé // Salons, la peinture allégorique // Salons, la rhétorique détournée // Salons, la Russie de Leprince // Salons, Le prédicateur et le cadavre // Salons, le technique contre l’idéal // Sommaire des textes en ligne

Pour citer ce texte : Stéphane Lojkine, « Vérité, poésie, magie de l’art : les Salons de Diderot », cours donné à l’université d’Aix-Marseille, année 2011-2012

Site Schumann, le mercredi de 9h à 12h, salle C236

Vérité, poésie, magie de l’art : les Salons de Diderot

Stéphane Lojkine

Pastorales et Paysages de Boucher, Salon de 1761

Chardin, Panier de prunes, Salon de 1765



Présentation du cours

En 1759, Diderot, sollicité par son ami Grimm pour la Correspondance littéraire, entreprend de rendre compte, en journaliste, des expositions de peinture organisées par l’Académie royale. Rapidement, l’exercice devient une œuvre, au travers de laquelle Diderot, qui se définit comme poète, s’interroge sur les fondements iconiques de la création.

On se demandera d’abord ce que Diderot entend par « description » et comment la description s’articule à un jugement des œuvres.

On montrera ensuite que l’évaluation de l’œuvre d’art passe par trois grands critères : vérité de la représentation, poésie du sujet, magie de l’art.

À travers eux émerge toute une réflexion sur la scène de la représentation, qui vaut tout aussi bien comme scène de théâtre ou scène de roman.


Ce cours est conçu en complément de l’atelier d’écriture XTLL11M, qui en constitue le versant créatif. Aussi la présence à l’atelier de Sylviane Saugues du mardi est-elle vivement conseillée.

Texte au programme

Diderot, Œuvres, tome IV « Esthétique - Théâtre », Laffont, Bouquins, 1996

Support de cours

Stéphane Lojkine, L’Œil révolté. Les Salons de Diderot, J. Chambon, 2007

Greuze, <i>L’Accordée de village</i>

Greuze, L’Accordée de village



Calendrier des séances

Mercredi 14 septembre 2011. Introduction aux Salons : décrire l’œuvre d’art

Vérité

Mercredi 21 septembre : « Cet homme a tout, excepté la vérité ». Boucher, La Halte, Salon de 1761, p. 205-206

Mercredi 28 septembre : « C’est la chose comme elle a dû se passer ». Greuze, L’Accordée de village, Salon de 1761, p. 232-235

Mercredi 5 octobre : « Voici comme il fallait s’y prendre et comme Greuze s’y serait pris ». Baudouin, La Fille qui reconnaît son enfant à Notre-Dame, Salon de 1765, p. 374-6

Mercredi 12 octobre : « Ce peintre est certainement amoureux de sa femme… ». Greuze, Autre portrait de Mme Greuze, Salon de 1765, p. 386-388.

Poésie

Mercredi 19 octobre. « Il y a là soixante vers à décourager l’homme le mieux appelé à la poésie. » Doyen, Le Combat de Diomède et d’Énée, Salon de 1761, p. 224-226

Mercredi 2 novembre. « Lisez Homère et Virgile, et ne regardez plus de tableaux. » Deshays, La Résurrection de Lazare, Salon de 1763, p. 260-262.

Mercredi 9 novembre. « C’est un fesse-mathieu, un pisse-froid, un morveux dont il n’y a rien à attendre de grand. » Vien, César débarquant à Cadix, Salon de 1767, p. 549-551

Mercredi 16 novembre. « Et voilà la première ligne de la poétique des ruines. » Hubert Robert, Petite, très petite ruine, Salon de 1767, p. 703-705

Chardin, <i>Panier de prunes</i>, Salon de 1765

Fragonard, Corésus et Callirhoé, Salon de 1765

Magie

Mercredi 23 novembre. « Vous revoilà donc, grand magicien, avec vos compositions muettes ! » Chardin, Un panier de prunes, Salon de 1765, p. 348-349

Mercredi 30 novembre. « Il a toute la magie, toute l’intelligence et toute la machine pittoresque » Fragonard, Corésus et Callirhoé, Salon de 1765, p. 423-431

Mercredi 7 décembre. « Mes petites idées sur la couleur » et « Tout ce que j’ai compris de ma vie au clair-obscur », Essais sur la peinture, p. 472-486

Mercredi 14 décembre. « Mais pourquoi y a-t-il si peu d’hommes touchés des charmes de la nature ? » Salon de 1767, La Promenade Vernet, 6e site, p. 617-626