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Couverture Diderot et le temps

Couverture Le Gout de Diderot

Couverture Fictions de la rencontre : le Roman comique de Scarron

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE L'OEil révolté

Couverture du livre de Richardson Clarisse Harlove, dans l'édition commentée par Stéphane LOJKINE

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Image et subversion

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Brutalité et représentation

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE La Scène de roman

Couverture du livre L’Écran de la représentation

Couverture du livre Détournements de modèles
Vient de paraître, Diderot et le temps, Presses universitaires de Provence, 324 p.

Dans la même rubrique « dispositif » : Continuum sensible // Coupure sémiotique // Critique de l’antimodernité : Fahrenheit 451 // Discours // Dispositif // Écran // Embrayeur visuel // Espace restreint // Espace vague // Face à face agonistique // Fiction // Flan de la théorie, théorie du flan // Géométral // Instant prégnant // Intersecteur // L’invention du dispositif : Surveiller et punir // Objet scénique, chose // Performance // Physique de la fiction // Polemics as a World // Scopique // Sémiologie // Sommaire des textes en ligne

Discours

Stéphane Lojkine

   La logique discursive est l’enchaînement des propos d’un discours selon une ligne logique du type A => B => C… : quand le discours raconte des événements (récit historique, ou récit fictif) il suit la chronologie ; quand le discours développe des arguments (démonstration, raisonnement), il va de causes en causes, ou de conséquences en conséquences.


Psautier de Saint-Louis, Samson et Dalila
Dalila coupe les cheveux de Samson => Samson est facilement neutralisé par les Philistins
Ici, il n'y a pas de scène : chaque compartiment fonctionne comme un syntagme


   La scène est souvent marquée par la mise en échec de la logique discursive : le discours du personnage se théâtralise au point que le geste signifie plus que la parole. C’est le fait qu’il parle, non le contenu de son discours qui signifie. Parfois au contraire la parole est coupée, brouillée, gênée, interrompue, inaudible, incompréhensible : le fait que quelqu’un parle fait tableau indépendamment de ce qu’il dit.

   Ce rapport conflictuel de la scène au discours est lié à l'évolution historique des dispositifs : à partir de la fin d ela Renaissance, la scène exprime la nouvelle organisation sémiologique, tandis que le discours est identifié à l'ancien monde, médiéval, où la parole était performance, c'est-à-dire parole efficace. De même que dans la scène peinte les épisodes narratifs s'effacent dans le flou d'un espace vague (un paysage, un lointain), de même dans la scène écrite la parole performative devient parole vaine, parole empêchée, ou incompréhensible.