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Couverture Diderot et le temps

Couverture Le Gout de Diderot

Couverture Fictions de la rencontre : le Roman comique de Scarron

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE L'OEil révolté

Couverture du livre de Richardson Clarisse Harlove, dans l'édition commentée par Stéphane LOJKINE

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Image et subversion

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Brutalité et représentation

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE La Scène de roman

Couverture du livre L’Écran de la représentation

Couverture du livre Détournements de modèles
Vient de paraître, Diderot et le temps, Presses universitaires de Provence, 324 p.

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L’Œil révolté, Jacqueline Chambon, 2007, 475 p.

Sur France Culture « Du jour au lendemain », entretien d’A. Veinstein avec S. Lojkine, lundi 21 janvier 2008, 23h30
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« Tout arrive ! », A. Laporte, mercredi 28 novembre 2007
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Extrait n°1
Extrait n°2

Les expositions organisées tout au long du dix-huitième siècle dans le Salon carré du Louvre par l’Académie royale de peinture et de sculpture connurent un succès public qui propulsa la peinture française à la tête du mouvement artistique européen, jusque là dominé par l’Italie. Diderot, qui rédigea les comptes rendus de ces « Salons » à partir de 1759, est un témoin privilégié de ces événements culturels sans précédent dans l’histoire.

Après avoir suivi Diderot au Salon et décrit sa manière de visiter puis d’écrire, ce livre propose d’examiner la nouvelle relation esthétique qui se constitue entre le spectateur et l’oeuvre d’art à la faveur de ces expositions. L’oeil de Diderot hérite d’une conception académique de la composition, comme disposition de figures : ce que l’on voit est d’abord de la géométrie. Diderot superpose à cette géométrie une nouvelle conception, centrée sur le choix par le peintre du moment de l’histoire à représenter. Il s’agit dès lors de faire bouger mentalement les figures dans le film des événements, jusqu’à arrêter la scène au moment visuellement idéal : la peinture n’est plus affaire de composition et de géométrie, mais de scène et de dispositif.

Lorsqu’il s’attelle aux Salons, Diderot sort d’une expérience théâtrale difficile : il y a puisé une théorisation révolutionnaire de la scène dramatique, qu’il va importer dans l’espace pictural. Le « quatrième mur » qui interdit aux acteurs de s’adresser au public devient une injonction aux peintres : non pas montrer, mais laisser voir. Voyeurisme et effraction deviennent alors les postures privilégiées du spectateur face à la toile.

Cependant le modèle de la scène entre lui-même en crise : « L’Antre de Platon » et la « Promenade Vernet », les deux textes les plus célèbres des Salons, cherchent alors à le dépasser et à penser le dispositif de la représentation picturale comme le dispositif même de la pensée.


Compte rendu sur fabula
Compte rendu d’Anne Coudreuse sur nonfiction.fr
Compte rendu de Deborah Laks dans ArtPress, n°341, janvier 2008
Compte rendu de Jean M. Goulemot dans La Quinzaine littéraire, 1er février 2008, p. 18
Compte rendu de Stéphane Guégan dans Beaux-Arts Magazine, n°285, mars 2008, p. 41
Compte rendu de H. G. dans Connaissance des arts, n°659, avril 2008, p. 152
Compte rendu d’Odile Richard dans Littératures, PUM, n°57, 2007, pp. 265-267 et dans Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie, n°44
Compte rendu de Michel Enaudeau dans Vient de paraître, Le Bulletin des Nouveautés, Ministère des Affaires étrangères, mai-juin 2008, n° 32, adpf, pp. 20-21
Compte rendu de Christina Vogel dans Eighteenth century fiction (Toronto), volume 21, n°4, p. 647-650
Compte rendu de Kate E. Tunstall dans le Journal for Eighteenth-Century Studies (Oxford), volume 33, n°3, p. 406–407, septembre 2010